Ecrit par & déposé en vertu de Sextoys.

La boutique en ligne Kisskiss.ch nous a permis de tester le Minna Ola.

 

Le Minna Ola est un sextoy programmable. Carrément. Le sextoy rêvé des geekettes nymphomanes.

 

Sextoy “programmable” ? C’est un peu vague. Ça peut vouloir dire un peu tout et n’importe quoi. Programmable comment ? Et surtout, programmable pour faire quoi ?

 

Découvrons le Minna Ola et ses fonctionnalités.

 

Premières impressions

La boîte

Le Minna Ola est emballé dans une longue boîte cylindrique, sur laquelle on peut voir une illustration représentant l’objet, ainsi qu’un résumé de ses fonctionnalités.

 

Dans cette boîte se trouvent le sextoy, son chargeur, un étui, et son mode d’emploi, qui est un petit livret rond.

 

L’étui

L’étui de rangement est en satin gris clair, très doux et permet de mettre le sextoy à l’abri (par contre, il n’y a pas suffisamment de place pour le chargeur – mais aucun fabriquant n’y pense jamais. On apprécie donc déjà qu’il ait un petit étui tout doux).

 

Le chargeur

Le chargeur est un transfo sur lequel on branche un petit morceau recouvert de plastique blanc. Cette partie est aimantée, et vient se fixer très aisément à un emplacement sur le sextoy (comme les alimentations de Macbook, par exemple, pour ceux qui connaissent).

 

Le sextoy

Visuel

Le modèle que nous avons reçu est rose fuschia. Le Minna Ola existe aussi en violet.

 

La forme du sextoy fait vaguement penser à une grosse cuillère. Une partie allongée et légèrement recourbée, qui va en s’affinant, puis, après un angle à 120°, une partie courte plutôt rectangulaire.

 

Dimensions

Le Minna Ola mesure une vingtaine de centimètres de long. La partie utilisée pour la masturbation est son extrémité longue et fine. La longueur de la partie pouvant être insérée (j’ai considéré dans mes mesures que l’on s’arrêtait pile avant la zone de branchement du chargeur) est de 11 centimètres.

Sur les photos ci-dessus, vous pouvez voir le Minna Ola en compagnie d’un petit briquet.

 

Texture et matériau

Le Minna Ola est constitué de silicone (toute la surface du sextoy, sauf bien sûr l’emplacement sur lequel on branche le chargeur, qui est en plastique ABS / polycarbonate, avec trois petits ronds métalliques). Il ne contient donc pas de phtalates.

 

L’objet est doux. Il est ferme, à l’exception d’une zone molle, voir moelleuse (remplie d’air) située sur sa partie recourbée, sur laquelle on peut exercer une pression. C’est cette zone qui permettra de programmer le sextoy, en variant la pression que l’on y applique.

 

Fonctionnalités

Le Minna Ola comporte deux boutons en relief (l’un est un cercle, creux en son centre ; l’autre, plus petit, est un disque plein), ainsi qu’un capteur de pression (la zone molle que je vous ai décrite dans le paragraphe précédent).

 

Allumage

Pour allumer le Minna Ola, on exerce une pression longue sur le bouton plein. Le sextoy répond, en fonction de la charge de batterie qui lui reste : trois pulsations si sa batterie est pleine, deux s’il est moyennement chargé, une seule pulsation, voire aucune, s’il est temps de le recharger.

 

Pour l’éteindre, on exerce à nouveau une pression longue sur le même bouton.

 

Programmation

Le Minna Ola est, donc programmable. Ce qui signifie, plus concrètement, que l’on peut enregistrer une séquence de vibrations, qu’il reproduira en boucle.

 

Pendant l’enregistrement, la zone molle réagit instantanément (vraiment sans délai) aux variations de pressions qu’on lui fait subir : plus on appuie fort, plus les vibrations sont intenses. Si l’on n’appuie pas, le sextoy ne vibre pas. On créé ainsi ses “rythmes” vibratoires.

 

A l’utilisation, cette fonctionnalité d’enregistrement s’est révélée particulièrement bien foutue !  En fait, il suffit d’être dans le mode adéquat, dans lequel on entre en exerçant une pression sur le bouton creux, et c’est tout.

A partir de là, le sextoy “écoute” les “rythmes” et degrés de pression exercés sur la partie molle et les reproduit en continu, par periode glissante de 12 secondes (c’est la durée que j’ai pu mesurer en chronométrant), ou jusqu’à que l’on arrête d’appuyer.

 

Par exemple, si j’appuie trois fois, une fois fortement, puis faiblement, puis fortement et que je lâche, alors, après une petite seconde d’attente (le temps qu’il puisse être sur que l’on n’est plus en train de faire un “rythme”), il commencera tout seul à répéter en boucle la douce mélodie ainsi créée: VRRR(fort) vrrrrrr(faible) VRRRR(fort), VRRRR(fort) vrrrrr(faible) VRRRR(fort) …

 

Si je souhaite maintenant changer de rythme, sans aucune autre action nécessaire, je me remets à appuyer de la manière souhaité et j’arrête pour qu’il le “joue”. Si ma performance rythmique dure plus que 12 secondes, l’objet en retiendra les 12 dernières secondes (et, je sais je me répète, les rejouera de lui-même dès que j’arrêterai de faire mumuse sur son capteur).

 

Précisons aussi que la sensibilité est plutôt bonne et de grande précision (il reproduit de très très fines variations de pression).

 

Tout cela est en mon sens très bien pensé car, déjà, le sextoy vibre pendant et selon la pression lorsqu’on le programme, ce qui rend la dite programmation très intuitive. Ensuite, c’est d’une simplicité déconcertante, puisqu’aucun bouton n’est à retenir ou à viser, nul besoin de “démarrer” l’enregistrement, ou de le stopper, ou de le lire, etc… Tout se fait tout seul.

 

Bref : C’est une fonctionalité qui aurait pu être crainte pour son côté “casse-ambiance” (se metre à geeker à essayer de programmer son sextoy pendant l’action, c’est bof) mais en fait il n’en est rien : c’est un vrai plaisir que de programmer l’objet.

 

Tout ceci est bien beau, mais reste quand même la question fatidique : est-ce que cela apporte un vrai plus pour ma foufoune ?

Utilisation

Le “manche” de cette drôle de cuillère est donc la partie que l’on met en contact avec nos parties intimes. Il s’utilise tout aussi bien pour la stimulation clitoridienne que pour la pénétration vaginale.

 

Stimulation clitoridienne

Si les modes de vibrations ne sont pas prédéfinis et se créent sur commande, cela ne nuit en rien à la puissance de l’engin. A plein régime (c’est-à-dire, si on l’a “programmé” en appuyant fort sur la drôle de cuillère molle), une fois placé sur le clitoris, il permet d’atteindre l’orgasme très rapidement.

On ne se situe pas du côté des vibros ultra-puissants (comme le Body Wand, par exemple), mais c’est tout à fait décent.

 

Stimulation vaginale

La forme recourbée de l’objet lui permet d’atteindre aisément la zone, située à l’avant du vagin, que l’on assimile au “point G” (en réalité, il s’agit de la partie interne du clitoris, ce petit cachottier qui est bien plus gros qu’il ne le laisse croire).

Conclusion

Chez le Minna Ola, nous aimons :

  • La possibilité d’enregistrer des séquences : ce n’est guère sexuel, mais c’est innovant, ultra prenant et amusant.
  • La puissance de ses vibrations : il est amusant, certes, mais il ne se moque pas de nos zones érogènes pour autant.
  • Son design qui sort de l’ordinaire.

Un défaut ? Si vous vous dissipez facilement, vous risquez de vous retrouver en train de l’utiliser en tant que boîte à rythme plutôt qu’en tant que sextoy. Ce qui, en fait, n’est pas bien grave, et ne vous empêchera pas de l’utiliser cinq minutes après.
A part ça, je ne vois pas. Non pas qu’il soit parfait, bien évidement, certaines choses par-ci par-là pourraient être améliorées pour en faire un meilleur sextoy, mais je ne lui ai trouvé aucun défaut en particulier.

 

Le Minna Ola est un sextoy très ludique. Et il a raison de l’être. Savoir allier plaisir et jeu, c’est l’une des premières choses que l’on attend d’un sextoy (sinon, on ne parlerait pas de “toy”). Mais il est également doté de vibrations tout à fait dignes d’intérêt.

 

Son aspect très ludique peut, à mon avis, très bien convenir aux personnes souhaitant acquérir un premier sextoy, à condition de vouloir y mettre un certain budget. Pour ma part, je ne suis vraiment, vraiment pas d’accord avec les gens qui conseillent de débuter avec un gadget moyen-bof question efficacité (les canards, contentez-vous de barboter au lieu de décevoir les dames !). Ce n’est pas parce qu’il s’agit d’une première expérience qu’il faut nécessairement la gâcher.

Mais il est également très agréable à découvrir et à utiliser si on a l’habitude des sextoys, car il change question utilisation par son côté fun et ludique, sans décevoir du côté des vibrations ou de la forme, et donc des sensations.

 

Si vous souhaitez vous le procurer, il est en vente chez Kisskiss.ch, que nous vous recommandons, et remercions pour nous avoir fourni ce sextoy innovant et drôle.

 

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Elle

Testeuse de sextoys chez Objets De Plaisir
Collectionneuse compulsive de sextoys, testeuse pointilleuse et exhibitionniste débutante.

"Elle" ou "Eglantine" selon les versions.

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2 Réponses à “Test du Minna Ola, un vibro programmable”

  1. Gentil Salaud

    De prime abord je me suis dit qu’il fallait vraiment le vouloir pour se faire reveiller par un sextoy (donc dormir avec).

    Répondre
  2. Elle

    Le sextoy-réveille-matin existe aussi. C’est une sorte de culotte vibrante sans la culotte, enfin bref, un truc qui se flanque dans le slip pour dormir, et qui se met à vibrer à l’heure à laquelle on l’a programmé. Je ne sais pas s’il fait aussi sonnerie, ou s’il se contente de vibrer.
    Je soupçonne ledit engin d’être un atroce instrument de torture, entre le fait de dormir avec un machin dans la culotte, et le risque de se retrouver peu à peu conditionnée à apprécier les vibrations autant que la sonnerie du réveille-matin (c’est-à-dire, vraiment vraiment pas). Mais, n’empêche, je le testerais bien, juste pour voir.

    Répondre

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