créer sa salle sado-maso

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    GCGC
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    La salle SM

    Si vous aimez le SM, en un premier temps, avec votre partenaire, vous vous contenterez de votre salon (quand les enfants sont couchés) ou de votre chambre. Parfois une grande salle de bains ou une cuisine peuvent aussi convenir.
    Cette facilité de lieu peut suffire si les plaisirs sont épisodiques.

    Si toutefois, progressivement, vous vous connectez dans cette ambiance, vous aurez envie d’une pièce qui y est consacrée et dans laquelle vos aménagements seront permanents.

    Plus loin encore, si, comme moi, cela devient un loisir habituel et que vous appréciez d’y faire venir des soumis(e)s, alors vous avez intérêt à avoir votre salle exclusivement SM. En ce qui me concerne, j’ai aménagé ma propre salle dans laquelle je reçois des étranger(e)s.

    Il est difficile de savoir comment aménager sa salle, le SM étant souvent discret voire secret dans la vie de tous les jours.

    Généralement, on visualise une salle SM comme un lieu glauque avec des murs peints en gris, en noir ou en rouge, dans des caves. Ce peut être ailleurs et tout autrement.
    Etant donné que j’aime l’esthétique, la propreté et les gens bien élevés (dans la vie civile, je suis responsable d’experts dans une entreprise), j’ai aménagé il y a plus de 10 ans ma propre salle car celle que je louais ne me plaisait plus.

    De plus des clichés y étaient trop représentés (des chaînes pendantes, des rideaux rouges, des engins de tortures, etc..)

    J’ai donc choisi l’inverse : une pièce claire et lumineuse sous décor plutôt avenant.

    Ma salle SM fait 6 x 6 mètres carrés environ et est jouxtée à une toilette avec douche, et un dressing (entendez pièce pour s’habiller). Les trois pièces communiquent entre elles. L’ensemble totalise cinq mètres sur sept..

    Etant donné que j’aime le SM hard, ma manière d’utiliser mes fouet et cravache font souvent crier et supplier mes invité(e)s. Dans certains cas, le bruit est tel que je dois bâillonner si je ne veux pas que les soumis(e)s ameutent le voisinage. J’ai donc isolé acoustiquement ma salle avec de la laine de verre aux murs et plafonds. Le résultat est excellent.

    Je ne fonctionne, bien sûr que dans un cadre préétabli avec des adultes consentants.

    Ma salle a ainsi été conçue dans un esprit de sobriété et d’esthétique mais aussi de robustesse et de fonctionnalité.

    Les conseils qui suivent sont donc pour du semi-professionnel, mais libre à vous de n’en garder qu’une partie.

    Accueil :

    Dans un coin : une grande plante verte souhaite la bienvenue et rassure les nouveaux(velles) venu(e)s.

    Aménagements fixes

    Premier instrument fixe : un espalier en bois (vous vous souvenez de la salle de gymnastique quand on était à l’école , …) de 2,5 mètres de haut. L’espalier est un instrument complet, et pas seulement pour la gym’ :
    – il me permet de faire ma gymnastique en attendant mes rendez-vous,
    – chaque barreau permet d’y attacher ce qu’on veut, à l’aide de chaînes ou de colliers :
    le collier fixé autour du cou de l’esclave (un barreau plus haut si je veux le (la) contraindre à rester sur la pointe des pieds pendant la séance), les bracelets de poignets et de chevilles de l’esclave, la ceinture autour de la taille de l’esclave (voir plus loin),
    – chacun des deux montants verticaux de l’espalier permet aussi d’attacher, mais cette fois en contraignant les bras et/ou les jambes à rester écartés. A nouveau, on y boucle des chaînes ou colliers aux montants verticaux et on y attache les bracelets de poignets et/ou de chevilles des soumis(e)s.

    Vous pouvez y présenter votre esclave de dos ou de face. Si vous voulez avoir un rapport hétérosexuel avec votre partenaire debout, vous le (la) mettez face à vous. Si vous voulez fouetter les fesses et l’arrière des cuisses, vous le (la) mettez de dos. Dans ces deux cas, vous pouvez attacher le cou ou pas, vous pouvez attacher les mains écartées aux montants ou les laisser libre de coulisser horizontalement le long d’un barreau. Même approche avec les chevilles et leurs deux bracelets. Génial, non ?

    Deuxième aménagement fixe indispensable : les crochets et poulie du plafond. Vous avez intérêt à avoir au minimum un crochet fixé au plafond. Vous pouvez y laisser pendre une chaîne pour y attacher le collier et/ou les bracelets de poignets (ces derniers accrochés devant au niveau des yeux ou en hauteur ; ou bien attachés derrière dans le dos et tenus relevés pour dégager fesses et cuisses).

    L’idéal ce sont deux crochets et une poulie. Cette dernière permet de descendre le point d’attache (ou le trapèze) devant l’esclave, d’y attacher confortablement ce que vous voulez (les bracelets de poignets, le plus souvent) et de le remonter ensuite à la hauteur voulue à l’aide de la chaîne à l’autre extrémité de la poulie. Cela vous évite de devoir prendre une chaise ou une escabelle si l’esclave est grand.

    Les deux autres crochets peuvent servir d’accessoire. Par exemple, si vous attachez les mains au trapèze de la chaîne passant par la poulie, vous pouvez attacher le collier à la chaîne pendante au crochet.

    Je préfère les chaînes aux cordes car on peut accrocher des mousquetons dans les mailles. Si vous utilisez une poulie avec chaîne, vous la bloquerez aussi très facilement à un piton dans le mur d’en face (n’oubliez pas de la verrouiller avec un mousqueton). En SM, il faut toujours verrouiller.

    Troisième aménagement fixe : les anneaux dans les murs : il en faut au moins deux et suffisamment éloignés l’un de l’autre. En effet, parfois, mes invité(e)s viennent à deux. Je l’accepte parfois à la condition suivante : pendant que je m’amuse avec l’un, l’autre est bâillonné (bâillon-boule avec mentonnière généralement) avec les mains attachées dans le dos à un anneau scellé au mur. Il peut voir, entendre mais pas interférer. Et, bien sûr, après, j’inverse les rôles. Tant mieux pour moi si j’ai deux séances successives pour le même rendez-vous. Au moins le deuxième sait à quoi s’attendre. Et tant mieux s’il est un peu stressé : j’aime lire un peu d’interrogation dans les yeux des soumis(e) avant de commencer les plaisirs.

    Il semblerait que certaines personnes aiment assister à ce qui les attend ; une sorte de soumission différée en quelque sorte. D’autres aiment venir à deux et voir leur partenaire m’être soumis(e) ; une sorte de SM par Dominant mandaté. Parfois, enfin, ce sont des copains ou copines qui s’offrent une séance insolite en duo.

    Ces trois postes (l’espalier, les crochets et poulie du plafond et les anneaux dans les murs) sont suffisants comme équipement fixe de base. Je tiens à insister ici sur la nécessité d’avoir du matériel très solide et très bien ancré. Il faut que tout soit de qualité supérieure. On n’imagine pas la force que le (la) soumis(e) peut déployer pour se soustraire à la cravache ou au fouet. Il (elle) peut tirer, pousser, se suspendre, prendre appui pour se dégager, etc. Bien sûr, vous pouvez interrompre la tentative en cravachant avec une force telle qu’il (elle) va rapidement s’arrêter, mais pendant quelques secondes, il faut que votre matériel résiste. Ainsi l’espalier doit accepter un effort d’arrachage (c’est pourquoi j’attache souvent les chevilles à la base de l’espalier pour qu’un appui sur le mur ne puisse pas se faire), et les crochets et poulie du plafond doivent supporter une pesée de deux-cents kilos minimum. Si on est en couple et que le matériel cède, cela peut déclencher un fou rire, mais quand on est dans le semi-professionnel, vous imaginez la honte et le discrédit qui s’ensuivra !

    J’ai déjà vu une jeune-femme (que je fouettais comme c’était convenu) s’accrocher au trapèze, s’y suspendre par la force des bras, puis se laisser retomber par manque de force. Au moment de la chute, tout l’effort fut dans la poulie.

    Heureusement, chez moi, les coefficients de sécurité de mon matériel sont élevés et il a été conçu en fonction de mes méthodes.

    Venons-en au matériel meuble à présent.

    Il ne faut pas grand-chose : une armoire avec quelques étagères pour y déposer vos « outils ». Sur les flancs vous pouvez laisser pendre les fouets, cravaches et martinet. Si vous voulez impressionner l’esclave vous pouvez y pendre aussi les baillons et attaches, mais cela peut faire peur aux nouveaux(velles) venu(e)s.

    Tout doit être à votre portée, surtout ce qui permet d’attacher les mains : les bracelets de poignets, leurs chaînes et mousquetons. On commence toujours (sauf demande expresse du (de la) soum’ par mettre le bandeau ou par attacher les mains : quand les mains sont attachées, on peut mettre bâillon, la cagoule, attacher le reste, etc. Si les mains ne sont pas attachées, l’esclave peut s’opposer à tel ou tel acte, ce qui n’est pas conforme aux engagements préalables et complique votre séance. Le Dominant c’est vous et on ne rediscute pas les conventions clairement établies auparavant.

    Evidemment les mailles des chaînes seront suffisamment larges pour pouvoir y introduire les mousquetons. Vous testerez cette compatibilité chaine-mousquetons dans le magasin (une grande surface – rayon bricolage suffit) avant de les faire découper à longueur voulue et de les acheter.

    Deux autres choses seront aussi disponibles sur le champs : le bandeau (un(e) esclave qui ne voit plus rien est déjà plus vulnérable et ne peut plus anticiper vos actions) et le bâillon. Ce dernier est indispensable si l’esclave conteste, crie, hurle ou risque d’ameuter le voisinage. Par ailleurs, si votre séance se fait en musique, les cris et supplications vous empêcheront d’apprécier la mélodie. Dans l’album « les bâillons » de mon blog, vous trouverez différents modèles. Mon préféré est le bâillon-boule à lanière faciale car il est vite mis, est solide, impressionne l’esclave et bloque le bandeau en repassant sur le visage.

    Sur un autre rayonnage de votre étagère, vous aurez d’autres ustensiles moins primordiaux : les bracelets de chevilles. Ils sont importants car ils permettent de fixer une chaîne ou une barre entre les chevilles pour faire garder les jambes écartées ou pour limiter l’amplitude des mouvements. Il arrive que l’esclave ait envie de donner des coups de pieds (ruades) pour éloigner le Dominant. Dans ce cas une chaîne réunissant les deux chevilles est utile. A titre préventif, je vous recommande de boucler les bracelets aux deux chevilles en début de séance, quand vous préparez votre esclave. Devoir le faire en cours de séance casse l’ambiance et fait perdre du temps.

    Matériel de fonctionnement

    Il vous faudra au moins six colliers que vous pourrez attacher aux barreaux et/ou aux montants de l’espalier. A ces colliers vous pouvez alors attacher les bracelets (quatre), le collier et la ceinture fixés à l’esclave. Bien sûr vous pouvez fixer des chaines aux barreaux et/ou montants de l’espalier aussi : c’est moins cher mais plus « moyenâgeux ». A chacun ses goûts après tout.

    Il faut au moins dix mousquetons à ressorts (plus rapides à fermer que ceux à visser). Veiller à ce que les mousquetons puissent (évidemment) passer dans les maillons des chaînes. Comme tout le reste, les mousquetons doivent être résistants à la traction.

    Les chaînes seront à maillons soudés et non simplement fermés ou sertis. Pendant la séance hard, les efforts du (de la) soumis(e) peuvent écarter les mailles non soudées et casser la chaîne. Prévoyez au moins cinq chaines de cinquante centimètres chacune. Elles pourront être utiles pour vous dépanner ici ou là.

    Bracelets : les bracelets de poignets sont en cuir (molletonnés – ce n’est pas indispensable mais plus soft pour les dames et les jeunes-filles) et à double boucle pour des raisons de résistance. Ceux de chevilles peuvent être à simple boucle.

    Collier : en cuir et à quatre anneaux (devant – derrière – latéralement gauche et droite). De préférence à double boucle, mais tout dépend de la force du soumis.

    Ceinture : en cuir – elle permet d’attacher le soumis au barreau de l’espalier pour limiter les mouvements de bassin. Cravacher un esclave qui gigote peut-être amusant, mais quand c’est excessif on apprécie la ceinture qui limite les mouvements. Ayez de préférence une ceinture à 6 anneaux (2 devant – 2 derrière – 1 de chaque côté)

    Vous avez constaté que mon matériel de contrainte est uniquement en cuir : cette matière est plus robuste et vieillit mieux (patine naturelle) que les matières synthétiques. Elle coûte le double du synthétique.

    Eclairage

    Choisissez des lampes sur pied et/ou à pinces : elles permettent les éclairages directs et indirects, sont faciles à installer, sont orientables et peuvent changer de place si vous devez bénéficier de plus d’amplitudes dans vos mouvements. Mes lampes sont modulables en intensité (dimmables), ce qui est plus confortable pour ne pas éblouir l’esclave quand on enlève le bandeau ou la cagoule.

    Enregistrement vidéo

    Une fois sur trois mes esclaves demandent l’enregistrement vidéo de la séance. Bien sûr la carte SD et le loyer de la caméra leur sont comptabilisés. Il faut une caméra sur pied, à fonctionnement continu et à grand angle.

    Musique

    J’aime m’amuser en musique : le rythme, pour faire onduler mes soumis(e)s, faisant partie de la séance. Une chaîne Hi-Fi est donc la bienvenue.

    Revêtement de sol

    Il doit être lavable : la peur et la cravache ainsi qu’une demi-heure de mouvements font transpirer et le bâillon-boule peut faire beaucoup saliver. Certain(e)s soum’s urinent parfois de stress. Vous pouvez choisir du vinyle ou du parquet lavable. Le carrelage n’est pas convivial en usage semi-professionnel selon moi, sauf si vous avez un chauffage par le sol.

    Penderie

    Etant donné que je porte souvent un pantalon et de hautes bottes en cuir noir et ajustés, si je ne les porte pas ce jour-là, je peux m’en servir à titre d’évocation. Je les laisse alors dans la salle, à côté de l’armoire à étagères, en mettant les cravaches dans une des bottes.

    Chauffage

    Au début de la séance, l’esclave est parfois légèrement vêtu(e). Par conséquent, il faut prévoir un chauffage suffisant. Dès que la séance aura commencé je ferme le radiateur car très vite l’esclave aura chaud (et moi aussi), à la fois par le fouet, mais aussi par les mouvements qu’il (elle) fera sous mes stimulations SM.

    Toilette et douche

    La salle de bain contigüe est composée d’un WC, d’un lavabo avec miroir et d’une douche, ce qui permet à l’esclave de se préparer avant la séance et de se remettre en forme après l’heure passée en ma compagnie. J’ai déjà eu des secrétaires qui venaient pendant une longue pose de midi et qui devaient retourner au travail ensuite.

    Dressing

    Prévoyez une chaise et un tabouret, un porte-manteau, une penderie, un chausse-pied, un haut miroir (30 centimètres x 160 cms) sur pied et inclinable. Un radiateur et un éclairage (orientable sur pied) sont bienvenus.

    Conclusions

    Dès qu’on quitte le SM en couple et qu’on veut du SM plus professionnel, il faut réfléchir avant d’acheter. Ce fut le but de ce petit dossier

    Si vous voulez d’autres informations techniques ou psychologiques, n’hésitez pas à me le demander : j’y répondrai avec plaisir

    GC

     

    #35713
    AvatarElle
    Admin bbPress

    Bonjour GC, et merci pour ce tutoriel très instructif.

    Je ne compte pas me lancer dans le BDSM pro, mais la perspective d’aménager une pièce en mini-donjon est tentante…

    J’aime beaucoup l’idée de l’espalier au mur… Multifonctions, tout en restant assez discret.

    #35714
    MagicToyMagicToy
    Participant

    un post passionnant…

    et quel soucis du détail 😎

    bravo à toi…. c’est vrai que j’adapterai bien ma salle ciné  tiens..

    fucking machine etc… ça nous trotte bien tout ça …

    merci encore pour tout ces infos…. 😎😎😎

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