Quand Fun Factory a annoncé son premier vibromasseur “baguette magique”, le Vim, j’ai tout de suite eu envie de le tester. La marque allemande, réputée pour ses designs audacieux et son silicone de qualité médicale, s’attaquait enfin au marché des wands, dominé par des références comme le Magic Wand.
Mais le Fun Factory Vim ne se positionne pas comme un bourrin de la vibration : il mise sur la profondeur des sensations. Et ça, c’est une promesse qui m’a intriguée…
Voici mon avis sur cette wand pas comme les autres.
Packaging du sextoy
Le Vim arrive dans une boîte en carton, sobre et classe.
On y trouve le vibro, son câble magnétique Click’n’Charge (USB, avec un embout propriétaire magnétique côté sextoy) et un petit manuel. Rien de révolutionnaire, mais c’est clean et élégant.
Look du Fun Factory Vim
Le Fun Factory Vim affiche un design moderne, avec une teinte rouge corail vive. Il existe aussi en bleu nuit.
Dès que je l’ai tenu en main, j’ai remarqué à quel point il était léger : 430 grammes, nous dit sa fiche officielle (oui oui, c’est précis)… Comparé à mon Doxy Die Cast, c’est une véritable plume ! Mais ce qui m’a surprise, c’est cette sensation de densité concentrée dans la tête. Fun Factory a vraiment travaillé l’équilibre : le manche ne vibre presque pas, ce qui évite cet engourdissement désagréable dans les doigts après quelques minutes d’utilisation.
La tête, elle, est imposante (6 cm de diamètre, mais peu importe, on ne va pas l’insérer) et arbore un motif ondulé en relief.
Texture et matériaux
Le Fun Factory Vim est en silicone médical tout doux.
Son manche texturé évite les glissements, même avec les mains couvertes de lubrifiant ou d’autres fluides. Sa tête est ornée de reliefs en spirale. C’est joli, ça retient bien le lubrifiant… ce qui a ses avantages, bien que ça n’aide pas lors de l’étape nettoyage.
Quant à son cou, il est particulièrement flexible, ce qui aide à orienter sa tête comme on le souhaite, quelle que soit la position, sans avoir à se contorsionner.
Alimentation
Le chargeur du Vim ne diffère pas de celui des autres jouets de la marque.
Nommé “Click & Charge”, de couleur rouge, il se branche sur un port USB, et adhère magnétiquement au manche du sextoy via deux “pouics” métalliques.
Le Vim est annoncé comme étant “résistant à l’eau”, ce qui veut dire que l’on peut le laver sans crainte de l’endommager. Toutefois, il n’est pas waterproof : pas d’usage sous la douche ni dans le bain.
Commandes et modes
Côté commandes, c’est simple et direct. Sur le manche en aluminium brossé, on trouve trois boutons : “+”, “-“ et un bouton “FUN” pour l’allumage et l’extinction, via une pression longue. Rien de plus, c’est efficace et on ne se perd pas.
Pour moi, le vrai plat de résistance, ce sont les 5 vitesses constantes. On peut les régler avec une grande précision grâce aux touches “+” et “-“, et c’est là que le Vim brille vraiment. Le grondement reste stable et profond à chaque palier, parfait pour une stimulation progressive et maîtrisée.
Le Vim propose aussi 3 programmes de “patterns” de vibrations, mais pour ma part, je les utilise moins souvent. On a “Edging”, avec des montées et descentes d’intensité pour jouer sur le bord de l’orgasme ; “Quickie Orgasm”, qui propose des pulsations rapides pour une stimulation plus intense ; et “Deep Orgasm”, dont les ondulations lentes créent un effet plus enveloppant.
Utilisation du Fun Factory Vim
Passons à l’essentiel : les sensations. J’allume le Vim.
Dès le premier niveau, ce n’est pas une vibration. C’est un grondement sourd, profond, qui semble venir des entrailles de la terre. Ce n’est pas le chatouillement superficiel agaçant de certains vibros qui vous engourdit après cinq minutes. Non. Le Fun Factory Vim, c’est autre chose.

Quand je l’applique sur mon clitoris, la sensation est incroyable. La vibration ne reste pas en surface. On dirait qu’elle pénètre, qu’elle résonne bien au-delà du gland du clito, qu’elle vient caresser ses structures internes, cette partie cachée et si sensible. C’est une onde qui vous secoue de l’intérieur, comme les basses d’un concert de musique électronique qui vous vibrent dans la poitrine. L’excitation ne monte pas de la même façon. C’est plus lent, plus profond, plus… instinctif.
En montant en puissance, le grondement conserve sa qualité. Il s’intensifie, mais ne devient jamais aigu ni agressif. Le Vim atteint son apogée aux alentours du niveau 4 ou 5, et là, c’est l’orgasme assuré. Un orgasme différent, plus ample, qui semble partir de très loin et qui vous coupe littéralement le souffle. C’est une sensation vraiment unique.
Et le plus fou dans tout ça ? Le bruit. Ou plutôt, l’absence de bruit. Pour un vibro qui dégage une telle puissance vibratoire, le Fun Factory Vim est d’une discrétion presque choquante. Fini le bruit d’aspirateur qui vous oblige à verrouiller la porte et à mettre la musique à fond. Là, on pourrait presque l’utiliser en lisant un livre à côté de quelqu’un qui dort. C’est un atout immense.
Son ergonomie est également parfaite. Le manche ne vibre pas, donc pas de main qui s’endort après dix minutes. Sa légèreté permet de le tenir longtemps sans fatigue. Le cou flexible est une bonne idée pour s’adapter aux courbes du corps, même si j’imagine que celles et ceux qui aiment appuyer très fort pourraient trouver ça un peu mou.
Mais il y a également quelques bémols. Le Vim ne m’a pas fait jouir en 30 secondes chrono comme peut le faire mon Doxy Die Cast. Sa puissance brute, bien que tout à fait respectable, est moindre.
Et il y a sa tête, ornée de cette texture de lignes ondulées… Pour être honnête, par moments, sur mon clito, je l’ai trouvée un peu trop présente. Ce n’est pas douloureux, mais avec un clito un peu sensible, on ressent les lignes, un peu comme des micro-reliefs qui frottent. C’est dommage, car ça vient contredire l’effort incroyable fait pour éliminer toute forme d’irritation grâce au moteur. J’ai appris à l’utiliser en faisant un léger mouvement de rotation pour éviter cet effet, mais c’est un ajustement à faire.
Conclusion sur le Fun Factory Vim
Le Fun Factory Vim est un sextoy exceptionnel, une petite merveille d’ingénierie qui offre une expérience sensorielle inégalée. Si vous détestez les vibrations trop superficielles, et que vous cherchez une stimulation profonde, c’est probablement le meilleur vibro du monde pour vous. Ajoutez à cela la simplicité d’utilisation, un look sympa, et une texture et une répartition du poids qui permettent une excellente prise en main, et vous obtenez là une wand qui mérite définitivement le détour.

Hélas, il y a un hic que je me dois de mentionner. Fun Factory a été racheté par le groupe Satisfyer, et le Vim est aujourd’hui discontinué. Plus de production. Les exemplaires en vente sont les derniers. Satisfyer n’a pas été très bavard sur le sujet, et le site officiel de Fun Factory semble en standby (le site est toujours online, mais tous ses produits y sont indiqués comme “épuisés”). Bref, on ne sait pas trop si la garantie fabricant est encore fiable.
Heureusement, des boutiques comme Rue des Plaisirs (qui nous a gracieusement fourni ce sextoy pour ce test) ont encore accès à des stocks, et assurent leur propre service client (ce n’est pas pareil que la garantie constructeur, mais c’est déjà pas mal).
Les bons points:
- Des vibrations grondantes, qui se diffusent en profondeur. C’est son super-pouvoir.
- Pour une wand, le Vim est vraiment très silencieux.
- Il est léger, son manche ne vibre pas, ce qui assure une excellente prise en main.
- Globalement, sa qualité semble excellente, avec son silicone très doux et ses finitions parfaites.
Les mauvais points:
- La texture de sa tête peut parfois être irritante pour les clitoris les plus sensibles.
- Il n’est pas waterproof.
- Produit discontinué : si l’on souhaite se le procurer, il faut se dépêcher… Et prendre en compte le fait que la question de la garantie constructeur est actuellement assez floue.











