Ecrit par & déposé en vertu de Sextoys.

objetsdeplaisir-test-womanizer-w500-8Le Womanizer W100 a beau faire des émules grâces aux sensations inédites qu’il apporte, il possède un certain nombre de défauts sur lesquels tout le monde s’accorde. Il est moche, sacrément moche. Et kitsch. Et cher.

Le Womanizer W500 ne fera rien pour arranger ce dernier point, vu qu’au lieu de coûter un bras, il en coûte à peu près deux, avec un prix record tapant non loin des 200 euros. Mais il est beaucoup plus joli, et ce n’est pas la seule amélioration que nous promet cette nouvelle version, que nous avons testée grâce à la boutique Espace Libido.

Voici le test du Womanizer W500.

 

Espace Libido - Logo

 

Packaging

La boîte contenant le Womanizer W500, en carton épais et décorée de visuels du sextoy, a plutôt bonne allure.

Toutefois, après l’avoir ouverte, ô déception : on ne retrouve pas de bel étui rigide comme celui du W100, mais une simple pochette de rangement en satin. Cela suffit à mettre le vibro à l’abri de la poussière et des rayures, mais c’est nettement moins classe, mois original, et moins protecteur en cas de choc. Vu le prix exorbitant du sextoy, la marque aurait pu éviter d’économiser sur les accessoires…

 

Le sextoy

Présentation

Le principe général du sextoy reste le même : sa tête est dotée d’un embout qui, appliqué contre le clitoris, vient entourer celui-ci et y diffuser des “pulsations” (concrètement, celles-ci ressemblent beaucoup à des vibrations), de manière ciblée et sans contact direct, tout en effectuant une légère aspiration.

 

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Le Womanizer et son embout

 

Aspect

Aucun doute là-dessus, le Womanizer W500 est nettement plus joli que son prédécesseur. De nombreuse variantes sont proposées. Certaines, comme la version noire avec ses motifs léopard, ou la version Tatoo ornée de têtes de mort, conservent une touche de ringardise, tandis que d’autres sont nettement plus sobres et présentables.

Le modèle blanc, que nous avons testé, est plus sobre, presque dépourvu de fioritures… Bon, ok, il a tout de même un strass en guise de bouton d’allumage, mais celui-ci est bien plus discret que le gigantesque brillant bling-bling du W100 (il s’agit en réalité d’un cristal de Swarovski, mais autant, sur un Rosebud, je vois l’intérêt esthétique, autant sur le Womanizer W500, je ne l’aurais pas remarqué si je ne l’avais pas lu dans la description officielle).

 

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Le Womanizer W500, vu sous divers angles

 

Le W500 a une forme plus courte, plus arrondie que le W100 : c’est plus joli, et cela diminue sa ressemblance avec un thermomètre auriculaire.

L’embout installé sur le vibro est identique à celui du W100, mais une tête de de rechange plus grosse (“XL”) est fournie. C’est un très bon point, et une grande amélioration, car le premier embout, trop petit pour pouvoir englober complètement n’importe quel clito, n’était pas adapté à toutes les anatomies (il est indispensable que le Womanizer englobe le clito pour qu’il fasse effet).

 

Texture et matériaux

Aucun changement de ce côté-là : le corps du sextoy est en plastique rigide, tandis que l’embout amovible est en silicone souple, matériau sans risque pour l’organisme.

 

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Le corps du sextoy et son embout

 

Alimentation

Comme le Womanizer W100, le W500 est rechargeable, grâce à un câble micro-USB. Le transfo est également fourni. L’orifice de chargement se trouve sur le corps du sextoy, planqué derrière un cache.

La durée de charge est de 70 minutes, pour une durée d’utilisation annoncée de 4 heures. Je n’ai pas vérifié avec un chrono (il faudrait pour cela mettre bout à bout les durées de chaque utilisation, qui ne sont généralement pas bien longues, l’orgasme étant généralement atteint extrêmement vite), mais on peut en tout cas s’en servir un bon nombre de fois sans que la batterie ne s’épuise.

 

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Le Womanizer, orifice de chargement apparent

 

Le Womanizer W500 n’est toujours pas waterproof, il se contente de résister aux éclaboussures, comme son prédécesseur. De la part d’un vibro aussi cher, c’est un tantinet du foutage de gueule. Seul son embout pourra être lavé à grande eau sous le robinet. Pour nettoyer le corps du sextoy, pourtant souvent empégué de lubrifiants ou de fluides corporels, il faudra se montrer prudent.

 

Utilisation

Commandes et modes

Les commandes ont été nettement améliorées : on peut enfin diminuer l’intensité des vibrations !

Cela semble être la moindre des choses, mais la commande “-“, pourtant si banale, n’était pas présente chez le W100, dont l’unique bouton servait à allumer l’engin et à augmenter la puissance… Une fois les pulsations à donf, aucun moyen de les faire redescendre sans arrêter tout. Chez le Womanizer W500, ce problème est résolu, et peut jouer à volonté sur les variations d’intensité.

 

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Les commandes du Womanizer

 

Les boutons sont donc aux nombre de trois :

  • Le strass sert de touche d’allumage, et permet également d’éteindre le sextoy. A noter que pour allumer l’engin, une pression longue est nécessaire, ce qui, lorsqu’on n’y pense pas, donne l’impression que le bouton est un peu dur à la détente, voire que le toy n’a plus de batterie.
  • Les touches “+” et “-” permettent de naviguer entre les 8 niveaux d’intensité.

 

Niveau sonore

Le Womanizer W500 est plus silencieux que son prédécesseur.

Cependant, les 42 décibels annoncés dans la présentation officielle du produit correspondent probablement au niveau sonore produit par l’engin lorsqu’il est correctement appliqué contre un clito (42 dB, ce n’est vraiment pas grand-chose : une quarantaine de décibels correspond au niveau sonore perçu dans un bureau tranquille, mais si vous tentez d’utiliser votre Womanizer discrètement au bureau, je vous préviens, vous allez vous faire griller direct). Lorsque le sextoy tourne à vide, on l’entend davantage, et, bien que le son reste modéré, ça reste un vilain bruit de prout.

 

Efficacité

Mon clito fait partie des rares récalcitrants au Womanizer W100 : si, en l’utilisant debout, par exemple, les sensations sont délicieuses et l’orgasme sournois, rapide et  fulgurant, dans certaines positions – par exemple, allongée -, je ne parviens pas à subir son effet ravageur : l’excitation grimpe, grimpe, grimpe, mais n’aboutit à rien, si ce n’est à la frustration d’être passée à deux doigts de jouir.

Avec le Womanizer W500, plus puissant, cet incident frustrant ne s’est presque pas produit. Je dis bien “presque”, car, en position allongée, il m’est tout de même arrivé à de rares occasions que l’engin refuse de faire son job. Mais c’est devenu anecdotique, alors qu’avec le W100, cela état bien plus fréquent.

 

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Le Womanizer, vu de dos

 

Hormis leur efficacité accrue, la nature des sensations ne diffère guère de celles procurées par le W100. En bonne flemmarde, je vous fais donc un copier-coller :

 

Rien de comparable avec un autre sextoy connu.

Les sensations sont intenses. Elles s’approchent assez de ce moment d’un cunni où l’on sent que l’on va bientôt jouir. Ce n’est pas identique à un cunnilingus, mais ça s’en approche davantage que le Ora de LELO (le fameux “simulateur de cunnis”).

L’excitation monte progressivement mais très rapidement, puis reste proche de son paroxysme, et ce jusqu’à l’orgasme.

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Le Womanizer et le Fairy Mini

On peut se servir du le Womanizer pour plusieurs orgasmes d’affilée et recommencer quasi-à volonté, sans ressentir d’irritation ni d’engourdissement au niveau du clito… Ce qui est un bon point par rapport aux vibros ultra-puissants classiques, qui ont tendance à “anesthésier” temporairement la foune au bout de quelques utilisations successives.

 

 

A noter que, comme le W100, le Womanizer W500 est un sextoy qui se prête davantage à une utilisation immobile et quelque peu “passive” : lorsqu’il y a du mouvement (à deux, pendant une pénétration, ou, en solo, lorsqu’on utilise un gode simultanément), on peut rapidement perdre le positionnement de l’embout pile poil sur le clito, nécessaire à l’efficacité de l’engin.

Conclusion

Les bons points :

  • Il procure des sensations intenses et inédites, qui s’approchent de celles perçues durant un cunni.
  • Il fonctionne mieux que le W100, dans davantage de positions.

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    Le Womanizer W500

Las mauvais points :

  • Son prix : 189 euros, cela incite à y réfléchir à deux fois avant d’acheter.
  • Il n’est pas waterproof.

Le Womanizer W500 est un très bon sextoy… à un prix conséquent.

Donc la question qui se pose est : devez-vous casser votre tirelire pour l’acquérir ?

 


Premier cas : vous possédez déjà un Womanizer W100 :

Si le W100 fait correctement effet sur vous : pas la peine, à moins que vous soyez riche. Votre W100 est certes moche, mais les sensations ne diffèrent pas suffisamment entre les deux modèles pour que vous déboursiez autant.

Si le W100 ne fait pas effet sur vous : le W500 parvient à me faire jouir plus souvent, dans davantage de positions, que son prédécesseur. Il y a de fortes chances qu’il en soit de même pour vous, mais c’est un pari à 200 euros.

 

Second cas : vous ne possédez pas (encore) de Womanizer.

A supposer que vous disposiez d’un budget sextoy suffisant : c’est effectivement un toy efficace. Le plaisir et la qualité sont au rendez-vous. Vous ne regretterez pas votre achat.

Si vous possédez d’autres vibros, vous serez surprise – et probablement ravie – de découvrir, grâce au Womanizer W500, des sensations inédites, que les autres habitants de votre boîte à malice ne vous ont jamais procurées. Donc oui, foncez !

Si vous n’en possédez pas, reposez-vous la question : voulez-vous réellement, absolument, un Womanizer W500 ? Pour le même budget, voire moins, vous pouvez vous procurer un vibro clitoridien ultra-puissant et un gode “point G” d’une efficacité redoutable (par exemple, un Smart Wand Medium de Lelo et une Orchidée d’Idée du Désir) d’excellente qualité, et c’est peut-être une meilleure panoplie, plus complète, pour découvrir le monde des sextoys, avec autant, voire davantage d’orgasmes au rendez-vous.

 

Merci à la boutique Espace Libido, qui nous a permis de tester le Womanizer W500.

 

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Elle

Testeuse de sextoys chez Objets De Plaisir
Collectionneuse compulsive de sextoys, testeuse pointilleuse et exhibitionniste débutante.

"Elle" ou "Eglantine" selon les versions.

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11 Réponses à “Test du Womanizer W500”

  1. MagicToy

    MagicToy

    Et hop un nouveau “monstre” dans ta collection :-)
    merci pour ce nouveau test,
    vu son tarif, nous patienterons jusqu’à l’epuisement du nôtre :-)

    amitiés ….

    Répondre
    • Elle

      Et je pense que vous avez bien raison, vu que vous avez déjà le premier du nom :-)
      On attend avec impatience la sortie du prochain !

      Répondre
    • Elle

      L’engin est très intéressant, et si on a les moyens de se l’offrir sans faire un trou dans le budget, il vaut carrément le détour !
      Mais je trouve quand même dommage que le sextoy s’oriente à ce point vers la catégorie objet de luxe, au lieu, au contraire, de se montrer plus accessible…

      Répondre
  2. Tinu

    Tinu

    Merci pour ce test très intéressant.
    Certes c’est cher, mais si c’est fiable sur le long terme, le plaisir n’a pas de prix. :o

    En gros on n’est pas su du jetable donc si on a le budget et que ça fait réellement son effet ça reste un investissement utile. :D
    Certains mettent bien 700€ dans un portable pour en changer tous les 2/3 ans max. :o

    Répondre
    • Elle

      Je suis carrément d’accord, c’est à peu près le même topo que pour les smartphones (dixit la meuf qui s’est rabattu un smartphone “jetable” à 40 euros post-décès de son smartphone cher, et qui est finalement plutôt contente de pouvoir faire tomber son téléphone sans avoir de scrupules).
      Si on a le budget, l’investissement est effectivement utile, et ça vaut le coup. Ce qui est dommage, c’est que tout le monde n’a pas 200 euros à claquer dans un sextoy (les boutiques ne font quasiment aucun bénéfice dessus, et le coût de fabrication – en Chine – d’un tel engin pour la marque est probablement très, très loin des 200 euros), et que ça balance ce type de plaisir dans la catégorie “luxe”.

      Répondre
  3. purple

    merci pour le test :)
    je pense que un jour j’en ferais un cadeau pour ma femme.
    ça l’air redoutable et ça change des sextoys conventionnels.

    Répondre
  4. ninou

    merci encore pour ce test
    mais dans un premier temps je suivrai votre conseil en achetant quelque chose de plus conventionnel

    Répondre
  5. Harmony

    Bonjour,

    J’aimerai tester des sextoys et faire part de mon ressentie comme toi. Malheureusement, je ne sais pas où m’adresser. Pourrais-tu m’aider?
    Merci.
    Chaleureusement.

    Répondre
  6. Curieux

    Curieux

    “Swarovski”
    Swarovski, c’est un genre de verre. Pas plus. Donc mettre du verre Swarovski, ça veut dire mettre un truc bien joli. Mais qui a aucune valeur en soi. Juste que c’est très joli.
    Bref, si c’est pour un accessoire visible (ex: rosebud), ok. C’est moins cher qu’un diamant. Mais sinon, aucun intérêt.
    Bref, le prix doit être estimé à la hauteur des effets produits. Pas des “gadgets”.

    Répondre
  7. Fanlham

    Hop, je viens d’en commander un pour l’anniversaire de ma femme, que j’accompagnerai d’un massage ‘dans le noir’, et de deux dessous que j’ai acheté chez Petit Q pour moi !
    Merci de vos conseils et de vos envies, contagieuses.

    Répondre

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