Ecrit par & déposé en vertu de Sextoys.

La boutique Lovely-Vibes nous a envoyé le Stronic Eins, le petit nouveau de la marque Fun Factory.

Cela fait quelques semaines que j’entends parler de ce sextoy sur le web.

Paraît-il qu’il serait “révolutionnaire”, mais pas la moindre indication permettant de comprendre ce qu’il est censé faire précisément. Juste qu’il “pulse”.

En regardant sa pub, je ne suis pas plus avancée : j’apprends juste que Fun Factory est un peu mégalo en ce qui concerne les toits d’immeubles. Mais un truc me laisse vraiment perplexe : pourquoi, ô, pourquoi avoir casé des nains de jardin dans cette vidéo ?

Rassurez-vous, le Stronic Eins n’est pas livré avec ses nains de jardin.

Je vais tenter de vous présenter ce vibro (ou devrais-je plutôt dire “pulso” ?) de manière un peu plus claire. Avec, en bonus, notre premier essai de vidéo de sextoy (bien que par manque de budget, nous n’ayons pas pu filmer de toits d’immeubles à notre effigie comme Fun Factory).

Le colis

Présentation

Packaging

Le Stronic Eins est présenté dans une boîte en carton.

Son pourtour comporte des photos du sextoy, sur fond noir à pois noir brillant. Lorsqu’on l’ôte, on découvre un carton plus sobre, d’un gris légèrement argenté, orné du logo de la marque. Cette boîte, tout à fait présentable, protège convenablement l’objet avant ouverture.

Mais à moins d’être très soigneux, elle ne pourra pas être conservée sur le long terme pour y ranger l’objet. Et vu qu’aucun étui n’est fourni, ce qui est bien dommage, il vaut mieux se procurer un étui ou un coffret afin de protéger le Stronic, d’autant plus que celui-ci, en silicone, peut être endommagé si mis en contact avec certains matériaux plastiques.

Je vous conseillerais donc, au choix, d’acheter une boîte ou un un étui prévu à cet effet, ou, moins onéreux et tout aussi efficace, utiliser une simple pochette en coton, en velours ou en soie (voire une chaussette, mais pour le côté glamour c’est râpé…).

 

Chargement

Le chargeur du Stronic (le “Click & Charge”, compatible avec tous les sextoys récents de la marque Fun Factory) se trouve dans une boîte séparée. La boutique Lovely-Vibes, prévoyante, fournit toujours ce chargeur à l’achat du Stronic Eins.

Et c’est une excellente initiative. En effet, la boîte du sextoy annonce, fièrement, que l’on peut acheter un super chargeur.

En lisant cela, j’ai pensé qu’il devait s’agir d’un accessoire permettant de remplir les batteries plus efficacement qu’avec ce qui est fourni d’origine.  Et effectivement, plus efficace que ce qui est fourni est le moins que l’on puisse dire puisque le sextoy est vendu… sans chargeur !

Notez cependant que la marque tente de présenter ça comme un avantage : la possibilité de se retrouver comme une andouille en compagnie d’un vibro que l’on ne peut pas recharger, et l’obligation d’acheter un chargeur en option. Évidents avantages !

Heureusement, la plupart des boutiques rattrapent ce coup bas de Fun Factory en offrant le chargeur. C’est notamment le cas, comme je vous le disais, de Lovely-Vibes.

Mais lisez bien la description avant d’acheter afin de savoir si vous devez prendre un chargeur en supplément.

Le chargeur se clipse sur une zone du sextoy prévue à cet effet, comportant deux pouics aimantés.

Le chargement dure 16 heures. En veille, la batterie conserve sa charge pendant environ trois mois. Allumé, la durée n’est pas précisée, mais je l’ai utilisé plusieurs fois et maintenu assez longtemps allumé pour observer son fonctionnement, sans parvenir à vider sa batterie.

Donc a priori, ça semble tout à fait correct.

En tout cas, le test fatidique est passé sans problème : on peut s’en servir plusieurs fois sans avoir besoin de le recharger entre chaque utilisation.

Le sextoy

Visuel

Le Stronic a une forme relativement phallique, sans pour autant ressembler à une bite (si vous voyez un pénis fuschia, un peu large à sa base mais dépourvu de gland, envoyez-moi des photos).

Il existe en fuchsia et en violet. Nous avons reçu la version fuchsia.

 

Texture et matériaux

Son manche est en plastique ABS, tandis que la partie insérable est en silicone médical à 100%. Il n’a pas d’odeur de plastique, et sent même plutôt bon, c’est curieux (un parfum qui rappelle la framboise, on en mangerait presque !).

Par curiosité, je l’ai léchouillé, à tout hasard. Et mes soupçons sont confirmés : il a également un très léger goût de framboise, alors que je l’ai utilisé et lavé avec un savon (non-framboisé) plusieurs fois. Fun Factory aurait-il découvert la recette secrète du silicone framboisé ? Quoi qu’il en soit, je ne m’en plaindrai pas. Au passage chère lecteur(trice), si tu possède toi aussi un Stronic, n’hésite pas à nous laisser un commentaire et à nous dire si toi aussi tu lui trouves un goût de framboise ! Bref.

Son axe est rigide, mais sa surface est moelleuse. Il comporte des zones plus souples que d’autres : son extrémité, qui est très légèrement flexible, et la partie de sa base que l’on mettra en contact avec le clitoris.

 

En marche

Voilà ce que ça donne lorsqu’on l’allume :

Veuillez remarquer, s’il vous plaît, le remarquable choix de musique de fond. Du grand art, vous dis-je.

Pour ce coup-ci, on n’a donc pas pu laisser le son original de la vidéo et vous laisser juger du bruit du machin, mais sachez tout de même que le bruit généré par un Stronic Eins en marche est tout à fait raisonnable. Il ne s’agit pas de vibrations, mais de “pulsations”, donc on n’entend pas de “vrrr !” à proprement parler. C’est très léger.

 

Ne comprenez pas le terme “pulsations” de la même manière que lorsqu’on vous dit qu’on vibro “classique” a des modes de vibrations et de pulsations.

En fait, le sextoy contient un truc (probablement une ou deux lourdes billes métalliques et un électro-aimant, ou quelque chose comme ça) qui gigote à l’intérieur, d’avant en arrière, lorsqu’il est en marche. La sensation objet en main s’apparente en fait un peu une paire de boules de geisha que vous secoueriez.

Nous avons par ailleurs remarqué qu’il était aimanté par endroits : il attire les piles, les canettes vides, les fourchettes, … ce qui est très drôle.

 

Commandes et modes

Le mode d’emploi me laisse un brin perplexe. On a affaire a un graphe assez rébarbatif, qui expose à base de flèches et de coefficients toutes les transitions possibles entre les différents états pulsatoires.

Un conseil, zappez cette partie de la notice et passez directement à la pratique. Appuyez sur tous les boutons et vous verrez bien à quoi ils servent.

Mais vu que je suis sérieuse et que j’ai bien étudié le workflow de la machine-bite à états mode d’emploi du Stronic, je vais donc décortiquer ses divers modes afin que vous sachiez à quoi vous attendre.

 

En fait, c’est loin d’être aussi complexe que ça en a l’air dans le livret. Nous avons trois boutons : “Fun”, “+” et “-“.

  • “Fun” permet d’allumer (une pression longue) et d’éteindre (une pression brève) le sextoy.
  • “+” et “-” permettent de sélectionner un mode de vibrations. Si le schéma semble compliqué, c’est simplement parce que les modes ne sont pas “en boucle” : lorsqu’on atteint le dernier mode de vibrations, on ne revient pas au premier par une pression sur “+” (et, de même, lorsqu’on atteint le premier mode, si l’on ré-appuie sur “-“, on reste sur le premier mode).

 

En tout, le Stronic possède 10 modes de pulsations.

  • A l’allumage, il est sur un mode de pulsations régulières, qui est le mode le plus lent.
  • Si l’on va vers l’avant (“+”), on découvre trois autres modes réguliers d’intensité constante, de plus en plus rapides.
  • Si l’on va encore vers l’avant (“+”), on rencontre trois rythmes plus fantaisistes. Le premier, d’intensité constante, part de pulsations lentes, accélère brusquement le rythme, qui devient soudain très rapide, puis ralentit progressivement.
  • Le second, de fréquence constante, augmente peu à peu d’intensité jusqu’à atteindre un pic, puis retombe sans transition à l’intensité minimale.
  • Le dernier, d’intensité constante, alterne sans transition des périodes de pulsations lentes et des périodes de pulsations rapides.
  • Si l’on repart au point d’allumage et que l’on va vers l’arrière (“-“), on découvre trois nouveaux modes par “vaguelettes”, alternant  pulsations d’intensité très faible et pulsations fortes.

Utilisation

Le Stronic est destiné à une utilisation vaginale uniquement.

Verboten trilili !

C’est en tout cas ce que nous annonce son mode d’emploi, à base de logos très explicites. Dans le livret, on pourra aussi lire que dans le trilili, ben y peut rester coincé. Donc, au cas où on avait un doute, on est maintenant donc fixé : ça n’est pas un plug anal.

Ceci étant dit, si la forme de l’engin ne semble effectivement pas idéale pour un usage anal, a priori, si on y tient vraiment, cela ne me semble pas présenter un quelconque danger. Ou pas plus qu’avec n’importe quel autre vibro, en tout cas.

J’ai tenté d’appliquer son extrémité sur mon clitoris, l’effet n’a pas été sensationnel. Pas fait pour.

Le Stronic Eins étant tout de même assez large (la partie insérable a entre 3 et 4 centimètres de diamètres, selon l’endroit où on mesure), avant de l’insérer dans le vagin, il vaut mieux être déjà dans l’ambiance et/ou se munir de lubrifiant.

 

Jason, Minna Ola et Stronic

Au début, la sensation est assez surprenante. Lors du premier essai, j’étais plutôt sceptique, façon “euh, il fait quoi, là, exactement ?”, et je l’ai finalement laissé de côté au profit du Smart Wand Large.

Mais il faut persister et apprivoiser l’étrange engin.

Le Stronic n’est pas un sextoy qui s’occupe de tout pendant que vous êtes allongée tranquillou. Il faut l’agiter, l’orienter, le malmener.

Ce n’est que là qu’il prend tout son intérêt.

Une fois qu’on a trouvé la cadence qui nous convient, on atteint l’orgasme assez rapidement avec le Stronic. Sa tête moelleuse et ses pulsations lui permettent de stimuler efficacement la zone du vagin que l’on assimile au point G.

Seul bémol, il est indiqué que sa forme lui permet de stimuler les zones érogènes externes, mais pour ma part, même en inclinant le sextoy au maximum, sa base ne touche pas mon clitoris (or mon clito est tout à fait ordinaire et normalement positionné).

Mais rien n’empêche par contre d’utiliser un stimulateur clitoridien simultanément. Je l’ai utilisé avec le Smart Wand Medium (le Large était un peu trop.. “large” pour cohabiter), l’association des deux engins a été plus que bénéfique.

Conclusion

Finalement, le Fun Factory Stronic Eins me plaît bien.

 

Les plus :

  • Les pulsations du Stronic sont originales, et nous changent des habituelles vibrations. Qui plus est, sa taille est conséquente. Il procure ainsi une stimulation efficace et non-conventionnelle de l’intérieur du vagin. En quelques mots : il est plus efficace que la moyenne question stimulation vaginale.
  • Il est rechargeable.
  • Il est constitué exclusivement de matériaux sans danger pour l’organisme (silicone médical pour la partie insérable).

 

Les moins :

Le Stronic Eins manque d’accessoires.

Pour un sextoy qui a tout de même un prix conséquent (139 euros), on voudrait bien quelques premières nécessités : une housse par exemple.

Et proposer le chargeur en option au lieu de le mettre systématiquement dans la boîte, quelle drôle d’idée ! Pourquoi avoir fait un truc pareil ? Heureusement que les boutiques comme Lovely-Vibes rattrapent le coup en l’offrant avec.

En résumé, les pulsations du Stronic ne sont pas un mensonge marketing, il pulse plutôt bien, et c’en est même assez surprenant à avoir en main.

En ce qui me concerne, je l’ai notamment beaucoup apprécié en l’utilisant de pair avec un vibro clitoridien. En fait, pour une utilisation vaginale – son but premier -, je le trouve plus efficace qu’un modèle vibrant. Par contre, il faudra garder à l’esprit qu’il n’est pas du tout prévu (ni efficace à fortiori) pour une stimulation clitoridienne.

 

Merci à la boutique Lovely-Vibes, qui nous a très sympathiquement fourni le Stronic Eins pour que nous puissions réaliser ce test.

 

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Elle

Testeuse de sextoys chez Objets De Plaisir
Collectionneuse compulsive de sextoys, testeuse pointilleuse et exhibitionniste débutante.

Un Réponse à “Test du Stronic Eins, de Fun Factory”

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