Bertrand organise des gang bangs à Paris depuis 2001. C’est ce que l’on peut lire sur son site web, à la présentation impeccable, mêlant avec goût récits de ses soirées décadentes et photos érotiques soft.

Gang bang

A l’évocation du terme “gang bang”, les premières images qui me viennent à l’esprit sont tirées de pornos filmés à l’arrache dans un sex-shop de ruelle. Et je pense ensuite à ce que nous avons eu l’occasion d’observer en club libertin lors de soirées à thème gang bang : une nuée de fesses poilues, attroupées dans l’espoir d’approcher une dame (on peut trouver la situation excitante, mais question esthétique, on repassera).

Cette vision du gang bang raffiné, érotique et respectueux, à mille lieues de l’imagerie populaire, m’a donc intriguée. Et ma curiosité s’est accrue lorsqu’en parcourant son site, j’ai appris qu’il ne s’agissait pas d’une activité lucrative, mais du résultat de la bonne entente d’un groupe de complices, adeptes d’un libertinage de qualité et gratuit. Espérant qu’une interview me permette d’en apprendre davantage sur “Gang bang à Paris” et son organisateur, j’ai contacté Bertrand. Celui-ci a très aimablement accepté de répondre à mes questions.

 

Objets De Plaisir : Organisateur de gang bangs, c’est tout de même peu courant, comme activité. Comment avez-vous décidé de vous lancer dans ce loisir hors du commun ?

 

Je ne suis pas seulement organisateur de gang bangs, mais organisateur de soirées libertines. En effet, depuis 2001, date de la création du groupe j’ai organisé plus d’une trentaine de soirée multi-couples, dont une, une fois par an, sur la French Riviera.

Libertin, j’ai constaté qu’en tant qu’homme seul, il m’était difficile de m’amuser avec des couples ou femmes. J’étais un homme parmi d’autres, d’où l’idée de la création de ce groupe en 2001. Nous étions à l’époque 3.

Notre groupe et son concept sont uniques. L’idée est de mettre à disposition des femmes ou couples, des hommes maîtrisant parfaitement les codes du libertinage, se connaissant parfaitement, et complices, ce qui est le garant de soirées réussies. Nous sommes aujourd’hui une vingtaine.

 

ODP : Les soirées que vous organisez sont sans but lucratif. Cette organisation occupe-t-elle beaucoup de votre temps libre ?

 

Cette organisation occupe beaucoup moins de temps qu’à une certaine époque, cela est essentiellement lié à une vie de couple parfaitement épanouie et à une activité professionnelle très prenante.

Payer pour libertiner ne doit être valable et toléré que dans les clubs échangistes, les soirées privées doivent être essentiellement gratuites.

 

ODP : Qui fait la démarche de proposer un gang bang ? Est-ce que ce sont toujours les intéressé(e)s qui font appel à vos services ? Ou est-ce vous qui suggérez l’idée ?

 

Je ne contacte jamais, je n’en ai pas besoin, notre groupe est connu et reconnu, cité souvent comme une référence d’organisation, et puis se faire désirer a un côté excitant.

 

ODP : Et d’ailleurs, ces intéressé(e)s faisant appel à vos talents, j’imagine que ce sont principalement des couples, non ? Vous arrive-t-il que ce soient des femmes seules ?

 

Il y a bien entendu plus de couples que de femmes seules nous contactant, mais notre site rassure, c’est de loin le plus esthétique des sites d’organisation, souvent au contenu médiocre et vulgaire.

Nous avons pris le pari d’érotiser le gang bang, beaucoup nous ont copié tant d’un point de vue site et contenu ou organisationnel.

 

ODP : Combien de gang bangs avez-vous organisés jusqu’à présent ?

 

J’avoue ne pas avoir compté.

 

ODP : En général, combien de participants comporte un gang bang ?

 

La particularité de nos soirées gang bang est que nous refusons plus de 5 hommes par soirée afin de préserver la dimension humaine de l’événement et son intimité.

 

ODP : Sur votre site, vous précisez que les hommes qui participent aux gang bangs que vous organisez font tous partie d’un groupe de complices libertins, connaissant les codes du milieu et répondant à des critères physiques et intellectuels bien définis. Vous arrive-t-il souvent d’accepter de nouveaux membres dans votre groupe ? Comment les choisissez-vous ?

 

Le groupe est complet, mais parfois je fais appel à un nouveau membre. Pas besoin de vous préciser que nous ne faisons appel qu’à des hommes connus ou reconnus dans ce milieu et qui le fréquentent depuis longtemps, nous refusons par contre ceux qui vont dans des soirées payantes.

 

ODP : Les candidates peuvent-elles voir des photos des hommes avant de les rencontrer ?

 

Il arrive parfois que je montre les photos des complices à ces dames, uniquement photos de ceux-ci visages découverts, mais sachez que la photo de la dame ou couple qui m’est adressée n’est jamais montrée aux hommes, ceux-ci me font entièrement confiance.

Cela nous différencie de beaucoup, qui placent la femme comme un “morceau de viande” en tête de gondole, alors que chez Gang Bang à Paris, elle est sur un piédestal. Mon site est d’ailleurs fait pour les femmes et non les hommes.

 

ODP : Est-ce qu’on vous suggère souvent des scénarios précis à organiser ? Si oui, quelle est la chose la plus originale qu’on vous ait demandé d’organiser ? L’avez-vous réalisée ?

 

Nous avons organisé un gang bang dans un parking d’une gendarmerie. Le couple souhaitait l’organisation d’un simulacre de viol. Nous étions masqués, la femme n’était au courant de rien, rien ne pouvait laisser supposer qu’elle pouvait savoir que nous nous rendions dans un tel endroit. Et nous avons fini la soirée dans une cellule de dégrisement.

Nous avons organisé dans les plus grands palaces parisiens, les chambres payées par les couples.

Nous refusons souvent d’organiser les mêmes soirées pour ne pas nous lasser… L’idée la plus originale : un gang bang en montgolfière que nous n’avons pu organiser.

Nous avons été les premiers à organiser un gang bang exclusivement féminin : 9 femmes pour une femme, soirée appelée “drôles de dames”. Un dîner libertin chic aussi, dans une maison de maître à Lamorlaye, où les soumises faisaient le service pour les couples et messieurs. Mais je refuse de refaire trop souvent la même chose.

D’ailleurs scoop pour votre site :), nous allons organiser les premiers jeux de pistes libertins en plein Paris, à raison de 4 soirées par an.

 

ODP : Fréquentez-vous aussi les clubs libertins ou d’autres événements du milieu ?

 

Je ne me rends qu’aux soirées libertines gratuites organisées par des amis. Le libertinage en club ne m’intéresse pas… Parfois, je me rends au cap d’Agde, mais je n’en suis pas très fan…

 

ODP : Est-il déjà arrivé que vous organisiez un gang bang sans y participer ?

 

Oui, bien sûr, mais souvent les couples ou femmes souhaitent que je participe.

 

ODP : Vos gang bangs se déroulent dans des contextes classes et raffinés. Par conséquent, je suppose que la logistique implique forcément quelques frais, ne serait-ce que pour les boissons et éventuellement la location du lieu. Comment vous organisez-vous sur ce plan ?

 

Tous les hommes invités apportent un champagne de marque. Tous les endroits dont je dispose sont prêtés, donc aucun frais. Chaque année dans le sud, j’organise dans une villa d’un multi-millionnaire qui me la prête sans contrepartie.

 

 

Un immense merci à Bertrand, de Gang Bang à Paris, d’avoir accepté de répondre à nos questions.

 

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Aye, je vais me la jouer Michel Houellebecq
Bref, pour participer à un gang bang il faut être riche beau et jeune.
Extension du domaine de la lutte…

PS idée originale mais un peu technique: organiser un gang bang sous l’eau, en piscine ou idéalement en mer, avec bouteilles et autres. La sensation d’impesanteur est formidable.

Francoise25
Francoise25

je viens de lire cet article, ma foi, ca avait l’air intéressant …. mais en lisant, la personne qui a été interviewé est très très hautaine, c’est a se demander pour qui il se prend en fait .. alors qu’au début il le dit bien “il n’etait qu’un homme parmi tant d’autres” … rien n’a changé il faut lui dire, c’est toujours le cas …

Bertrand Bret
Bertrand Bret

Bonjour chère Françoise, je pense que vous n’avez pas compris ce que je voulais dire… Le fait d’avoir eu l’idée de créer le groupe a fait que je n’étais plus un homme parmi d’autres, je parlais en tant qu’homme seul. En effet les hommes seuls sont nombreux, et les couples ne savent plus où donner de la tête. C’est dans ce sens qu’il fallait le comprendre :)